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Immobilier : faut-il acheter ou louer ?

Face au prix du mètre carré qui flambe, il semble parfois plus raisonnable d'attendre pour acquérir sa résidence principale. Mais est-ce judicieux de rester locataire si l'on dispose des moyens pour acheter ?

Les records se succèdent. Selon les derniers chiffres publiés par le réseau d'agences Century 21, la baisse des prix enregistrée au deuxième semestre 2008 et premier semestre 2009 lors de la crise financière est désormais effacée. En fin d'année 2010 le prix moyen du mètre carré sur l'ensemble de la France a atteint 2580 euros, un niveau plus élevé qu'avant la crise. Sur un an, la hausse a été de près de 9%. Dans les grandes agglomérations le bond a été encore plus significatif. A Paris notamment, des sommets sont atteints. Le prix moyen du mètre carré atteignait 7500 euros au troisième trimestre, et les notaires anticipent une possible pointe à 8000 euros en ce début d'année 2011. Si le rêve de devenir propriétaire est inscrit dans le code génétique hexagonal, à de tels prix, la question d'acheter ou de rester locataire se pose légitimement pour les primo-accédants. Dans la majorité des cas, s'acquitter d'un loyer demande en effet un effort financier quasi équivalent à celui de rembourser un emprunt.

Acheter pour préparer sa retraite

«Louer peut paraître intéressant dans un premier temps», admet Bernard Cadeau, président du réseau d'agences immobilières Orpi. Selon lui la location ne peut cependant pas être une solution à long terme. «Payer un loyer et faire de l'épargne c'est impossible si l'on veut être logé correctement. Rembourser un crédit en revanche c'est faire de l'épargne forcée et donc capitaliser pour l'avenir», explique-t-il. Car pour les experts du secteur, l'achat de la résidence principale est avant tout un acte d'anticipation. Marc Darnault, associé du cabinet Optima retraite, expliquait d'ailleurs au Figaro.fr en février dernier que l'achat de la résidence principale était l'un des premiers actes à accomplir si l'on en a les moyens évidemment - pour préparer sa retraite. «Ceux qui ont eu la sagesse de devenir propriétaires à 30 ou 40 ans, n'ont plus de loyer à payer lorsqu'ils atteignent l'âge de la retraite », renchérit Guy Hoquet, président du réseau d'agences éponyme.

L'avantage des taux d'intérêts bas

Et même si le niveau des prix semble aujourd'hui prohibitif, Elix Rizkallah, président du réseau Laforêt, estime que nous sommes dans une période d' «acheteurs», compte tenu du niveau très bas des taux d’intérêts pratiqués par les banques. «Entre le prix d'une location et le remboursement d'un prêt le choix est rapide grâce au taux d'intérêt», remarque Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier qui ajoute que la pénurie de biens à louer dans de nombreuses villes est une motivation supplémentaire.
Autre argument en faveur de l'achat invoqué par le patron de la FNAIM, René Pallincourt : la corrélation entre les marchés de la vente et de la location. «Les deux se régulent l'un l'autre, estime-t-il, lorsque les prix d'achat augmentent le niveau des loyers remontent aussi, avec un décalage dans le temps et un niveau moins important, certes, mais quand les prix de ventes augmentent les loyers suivent toujours».

Source, Le Figaro  (Avec AFP) 05/01/2011

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Plus de liberté pour les emprunteurs 

Jusqu'à présent, les clients devaient parfois faire face au chantage du banquier, qui menaçait d'augmenter le taux d'intérêt du prêt si l'assurance n'était pas souscrite chez lui.

Les emprunteurs sont désormais libres de choisir l'assurance de leur crédit immobilier auprès de n'importe quel assureur, si elle offre des garanties équivalentes à celles du contrat proposé par la banque elle-même. Cette mesure est entrée en vigueur avec la loi sur le crédit à la consommation qui vient d’être votée.

Jusqu'à présent, les banques avaient le droit d'imposer leur propre contrat et les clients devaient parfois négocier pied à pied pour tenter de lui faire accepter un autre assureur, moins cher. Ils devaient aussi parfois faire face au chantage du banquier, qui menaçait d'augmenter le taux d'intérêt du prêt si l'assurance n'était pas souscrite chez lui. Une pratique désormais interdite.

Des assurances moins chères ?

L'assurance emprunteur s'ouvre donc davantage à la concurrence. Et intéresse un nombre croissant d'assureurs. Swiss Life par exemple vient de lancer un contrat de ce type. «Les banques prélèvent des marges importantes sur ces assurances. Les nôtres, comme nos coûts de distribution, sont moins élevés, ce qui nous permet d'offrir des tarifs compétitifs», avance Éric Le Baron, directeur général de Swiss Life assurance et patrimoine. Mais jusqu'à 40 ou 45 ans seulement le plus souvent.

Les assurances proposées par les banques sont en effet des contrats de groupe, avec une grille tarifaire simplifiée et un taux standard par tranche d'âge. En revanche, les primes des assurances souscrites auprès d'autres assureurs sont calibrées en fonction du profil de chaque client (âge, santé…). Ce qui est avantageux pour les jeunes emprunteurs, mais beaucoup moins pour les personnes plus âgées. De plus, les garanties offertes d'un contrat à l'autre (décès, invalidité…) ne sont pas strictement identiques. Les banques doivent d'ailleurs depuis plus d'un an déjà remettre aux emprunteurs une fiche détaillée précisant les principales garanties de leur contrat, pour faciliter les comparaisons.

Les consommateurs, qui bataillent déjà pour négocier le taux de leur prêt, auront-ils envie de faire le tour du marché pour dénicher l'assurance la moins chère? Peut-être, car les taux d'intérêt des crédits immobiliers sont si faibles aujourd'hui que l'assurance pèse proportionnellement de plus en plus lourd dans le remboursement. «Avec un taux pouvant varier de 0,10% à 0,40% selon le contrat souscrit et les garanties incluses, cette assurance représente entre 5% et 16% du coût total du crédit immobilier», souligne le courtier en crédit Meilleurtaux.com.

Source, Le Figaro  01/09/2010

 

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