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Immobilier : la hausse des taux se poursuit

Selon le courtier en ligne Meilleurtaux, le nouveau prêt à taux zéro atténue l'impact de la montée du coût du crédit et permet aux Français de continuer à financer leur projet immobilier.


La remontée des taux d'intérêt s'est confirmée au mois de mars. Le coût du crédit retrouve ainsi son niveau du début de l'année 2010, après avoir touché un plus bas au quatrième trimestre. Il s'établit aujourd'hui à 4,10% sur 20 ans, selon le courtier en ligne Empruntis qui publie ce jeudi son baromètre mensuel. Sur un mois, le crédit est en moyenne plus cher de 0,10%. Au mois de septembre 2010, les taux d'intérêt étaient tombés en moyenne à 3,30%. Mais depuis le mois de novembre, les tensions inflationnistes – 2,4% en février sur la zone euro - et les incertitudes sur la situation financière des Etats - Grèce, Irlande, Portugal - rendent le refinancement des banques plus onéreux et ont entraîné une inversion de la tendance.

Meilleurtaux qui publie également ce jeudi son Observatoire du crédit, confirme ce retournement. Le courtier affirme que 84% des banques avec lesquelles il travaille ont augmenté leurs taux de 0,15 point en moyenne sur un mois. La hausse atteint 0,4 point  par rapport au mois d'octobre 2010 et 0,2 point comparé au mois de mars l'année dernière.
D'après Empruntis, les taux ont augmenté dans toute la France. La région la moins chère est le Sud-ouest avec des taux de 3,85% sur 15 ans (contre 3,90% en moyenne). Les plus chères restent l'Ile-de-France, le Rhône-Alpes et la Méditerranée avec une moyenne de 3,95% sur 15 ans.

L'impact positif du PTZ+...

«La hausse des taux n'a pour l'instant qu'une faible incidence sur la mensualité et la capacité d'emprunt. Sur 20 ans, pour un crédit moyen de 165.000 euros, cela représente un surcoût mensuel de 35 euros. En outre, les taux demeurent à un niveau bas comparé à ces cinq dernières années (5,15 % sur 20 ans en octobre 2008), explique Christian Camus, directeur général de Meilleurtaux, filiale de la BPCE. Il donc est encore intéressant d'emprunter, du moins, pour le moment».

Selon lui, le nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) lancé en début d'année 2011 atténue également l'impact de ce renchérissement du crédit. «il fait mécaniquement diminuer le coût total du crédit, annulant ainsi en partie l'effet de la hausse des taux, constate Sandrine Allonier, responsable des études économiques de Meilleurtaux. Elle précise que 50 % des dossiers de crédit en janvier-février 2011 incluent un PTZ +, contre 34 % en 2010 avec l'ancienne version du prêt à taux zéro.

... et de la délégation d'assurance

Meilleurtaux estime aussi que la possibilité de faire appel à un autre organisme que la banque prêteuse pour assurer son prêt permet aussi de réduire le coût global du crédit. Une délégation autorisée par la loi Lagarde. «L'assurance de prêt représente 5 à 16 % du coût total du crédit, avec des taux allant de 0,10 % à plus de 0,40 % selon les profils. Elle peut donc être un moyen de faire baisser le taux effectif global, tout en bénéficiant de très bonnes garanties» explique Christian Camus. En janvier-février 2011, 40 % des dossiers de crédit traités par Meilleurtaux comprenaient une délégation d'assurance, contre 28 % en décembre 2010.

Ajustement par la durée des prêts

Ces mesures suffiront-elles cependant à maintenir le niveau de solvabilité des acquéreurs ? L'année dernière, les taux historiquement bas avaient permis de compenser la forte hausse des prix des logements. Bien que plus raisonnable, l'immobilier continue à grimper en 2011, notamment sur les marchés tendus comme l'Ile-de-France. Les professionnels du secteur qui anticipaient le renchérissement du crédit affirmaient en fin d'année dernière que la dernière variable d'ajustement pour les ménages serait alors l'allongement de la durée du crédit. «La durée moyenne des prêts, aujourd'hui de 19 ans, a beaucoup baissé comparée notamment à 2008, où elle atteignait plus de 22 ans. Pour une mensualité de 1000 euros, on peut augmenter sa capacité d'emprunt de près de 20 % en passant d'une maturité de 15 ans à 20 ans», affirme Sandrine Allonier.

A terme, la hausse des taux va pourtant entraîner une baisse du total des crédits immobiliers accordés aux particuliers, regrette Christian Camus. Selon lui, la somme des crédits validés en 2011 devraient avoisiner 130 milliards d'euros contre 158 milliards (y compris les renégociations de prêts) en 2010. Seuls «les emprunteurs ayant souscrit un crédit entre fin 2007 et début 2009 ont en effet encore intérêt à rénégocier leur crédit, explique-t-il.

Quant aux dossiers adressés aux banques par les ménages, 15% de ceux qui auraient été acceptés au mois d'octobre, au moment où les taux étaient au plus bas, ne le seraient plus aujourd'hui révélait ce matin Bfm business..

Source, lefigaro.fr 17/03/2011

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Immobilier : les taux devraient rester bas en 2011

La légère remontée amorcée début décembre ne serait pas le signe annonciateur d'une hausse durable des taux de crédit offerts par les banques.

Cela restera une année record. En 2010, les taux de crédit ont touché leur seuil historique, atteignant au mois de novembre, 3,22% en moyenne sur 15 ans. Un plus bas depuis 65 ans. Taux directeur de la Banque centrale européenne maintenu à 1% et forte baisse des taux des obligations émises par l'Etat français (les fameuses OAT sur lesquelles s'appuient les banques pour fixer leurs taux de crédit), «en 2010 les banques ont pu prêter à bas coût tout en se finançant elles-mêmes à moindre frais», explique l’un des courtiers leader du crédit en ligne. «Certaines banques sont même allées plus loin, pour de très bons dossiers elles ont proposé 2,90% sur 15 ans».
Mais ces conditions intéressantes vont-elles se prolonger en 2011 ? La légère remontée des taux amorcée en décembre est-elle le signe d'une inversion de tendance ? Les candidats à l'acquisition ont-ils intérêt à se précipiter pour profiter d'un crédit moins cher ?

La faute à l'Irlande et au mois de décembre

«Les inquiétudes sur l'Irlande, l'Espagne, le Portugal, et même sur la France, qui est aussi regardée de très près, ont eu pour conséquence un relèvement des OAT. La légère hausse des taux intervenue début décembre est directement liée à cela», affirme Maël Bernier. Mais pas seulement. Pour les courtiers, la fin de l'année est aussi responsable de cette remontée des taux. «Au mois de décembre, la plupart des banques ont atteint leurs objectifs et font moins d'effort sur les taux pour attirer les nouveaux clients», explique le directeur général du numéro un du courtage de crédits immobiliers. Certains établissements font d'autant moins d'effort qu'ils sont submergés par les demandes des clients. Avec la fin de la déductibilité des intérêts d'emprunt prévu au 31 décembre, les primo accédants se ruent chez leur banquier.

Crédibilité

La surchauffe temporaire ne serait donc pas inquiétante, notamment car les banques continuent de prêter. Les courtiers refusent de jouer les voyants, mais aucun d'eux n'envisagent de fortes variations des taux dans les prochains mois. Tout au plus des oscillations à la hausse ou à la baisse, en fonction de la réussite des plans d'aide aux pays européens. «Nous ne sommes pas dans une période d'inflation galopante qui justifierait l'intervention de la Banque centrale européenne. Jean-Claude Trichet (NDLR : gouverneur de la BCE), ne prendra pas le risque de casser la reprise européenne encore fragile en relevant le taux directeur», estime Maël Bernier. «Les économistes des grandes banques tablent sur une légère remontée des taux long au deuxième semestre 2011. Dans tous les cas, passer d'un taux à 3 % à un taux à 3,10% ne représente que 20 euros supplémentaires sur le remboursement mensuel. Pas de quoi empêcher un acte d'achat», relativise Christian Camus. «Tant que la France est crédible, qu'il n'y a pas de doute sur le remboursement de sa dette, il n'y aura pas de grands mouvements», conclut-il.

Source, Le Figaro (Avec AFP) 04/01/2011

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Immobilier : nouvelle hausse des taux

Les taux des crédits immobiliers ont poursuivi leur hausse durant les premiers jours de janvier, après une première vague en décembre, et d'autres relèvements sont à attendre prochainement mais le mouvement reste modéré. Société Générale a relevé ses taux en début de mois, tandis que BNP Paribas s'apprête à passer la semaine prochaine, en moyenne, de 3,65% à 3,85% sur 20 ans et que LCL envisage sérieusement une hausse.

"Le début de l'année 2011 s'annonce haussier" pour les taux des crédits immobiliers aux particuliers, selon le courtier en ligne Empruntis, qui anticipe une progression de 0,10 à 0,15 point. "Ce qui se passait en fin d'année continue", observe Joël Boumendil, directeur général du courtier ACE, évoquant les premières hausses de décembre.

Indicateur phare du coût de financement pour les banques, les obligations de l'Etat français (OAT) à 10 ans ont connu un augmentation quasiment continue de leur taux, passé de 2,46% fin août à près de 3,40% aujourd'hui. De ce fait, "une hausse prochaine est plus que probable", indique-t-on chez LCL.

Après avoir atteint un plancher autour de 3,35% (hors assurance) sur 20 ans en novembre, un record historique, le taux moyen pour la même durée devrait donc prochainement se situer autour de 3,80%, voire 3,85%, selon Empruntis. "On ne peut pas parler de hausses significatives", tempère M. Boumendil. Pour Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi, la stabilisation actuelle du taux de l'obligation d'Etat française devrait induire celle des taux des crédits immobiliers.
La phase de stabilisation, marquée par des taux toujours très bas, devrait même se poursuivre jusqu'à la fin du premier semestre, selon lui.

Source, lefigaro.fr (Flash) 06/01/2011

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