«Le prêt à taux zéro renforcé est un bon plan»
La nouvelle mouture du prêt à taux zéro est entrée en vigueur le 1er janvier 2011.
Le PTZ+ ou prêt à taux zéro renforcé, désormais seul outil d'aide à l'accession, remplace le Pass foncier, la déductibilité des intérêts d'emprunt et le Prêt à taux zéro ancienne génération. Le dispositif est dédié aux personnes qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale - ou qui n'ont pas été propriétaires depuis au moins deux ans.
Pour en bénéficier, il faut en outre répondre à plusieurs critères. Si le niveau des revenus de l’acquéreur n’est plus déterminant, contrairement au précédent PTZ , la consommation énergétique du logement acquis conditionne le montant du prêt. Les diagnostics de performance énergétique (DPE) désormais obligatoires pour pouvoir vendre un appartement ou une maison, servent de base de calcul. Les plus économes sont évidemment favorisés. La localisation du bien est aussi prise en compte. Situé dans une zone tendue, où les prix sont élevés, le logement permet d'obtenir un coup de pouce plus important. La composition de la famille de l'acquéreur entre enfin en ligne de compte.
Si l'ancien Prêt à taux zéro profitait chaque année à 100.000 personnes, ce nouvel opus devrait selon le gouvernement, toucher quelque 380.000 foyers.
Source, Le Figaro 04/03/2011
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Un prêt à taux zéro élargi à plus de propriétaires
Avec le nouveau PTZ, les ménages les plus modestes auront en moyenne 30 ans pour rembourser leur prêt.
Nouvelle réforme des aides à la pierre et du Prêt à Taux Zéro en 2011, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt disparaît.
Objectif: «fabriquer» plus de propriétaires en dépensant moins. Jugés inefficaces, le Pass foncier et le crédit d’impôts sur les intérêts d’emprunt immobilier - mesure phare de la loi Tepa - disparaîtront à partir de janvier 2011. Ne restera que le prêt à taux zéro (PTZ), mais dans une nouvelle mouture. L'objectif d'économies devrait être atteint. Le coût pour l'État de ce PTZ reformaté s'élèvera à 2,6 milliards, alors que, sans réforme, la facture des aides au logement serait montée à 4,4 milliards en 2013.
Foyers modestes plus aidés
L'ambition de ce PTZ nouvelle formule est de doper les accessions à la propriété en concentrant les moyens sur les ménages qui en ont le plus besoin. Le nouveau dispositif concernera donc uniquement les primo-accédants, alors que le PTZ ancienne formule était ouvert à tous. Par ailleurs, tous les ménages, quels que soient leurs revenus, pourront bénéficier du nouveau prêt à taux zéro, alors que l'ancien n'était pas accessible aux ménages aisés.
Mais cette largesse n'existe que sur le papier. En effet, le nouveau dispositif ne sera pas intéressant pour les foyers les plus favorisés qui devront rembourser leur emprunt sur une courte durée. «Au-delà de deux smic, assez vite, il n'y a pas d'avantages à faire du PTZ», soulignait Alain Dinin, le PDG du promoteur immobilier Nexity. À l'inverse, les ménages les plus modestes auront en moyenne trente ans pour rembourser leur prêt. C'est davantage que dans l'ancien PTZ, où la durée de remboursement était souvent de huit ans.
Le montant du nouveau PTZ dépendra de quatre critères: la zone géographique, la taille du foyer, le fait que le logement soit neuf ou ancien et sa performance énergétique. Le critère écologique n'existait pas dans l'ancien PTZ. Autre évolution: l'écart qui existe déjà entre le montant du prêt accordé en zone A (agglomération parisienne, Côte d'Azur, Genevois français) et celui obtenu en zone C (zones rurales et petites villes) sera plus marqué dans la nouvelle formule. Un dispositif qui, comparé à l'ancien, offrira un bonus plus important aux familles nombreuses.
Source, Le Figaro (Avec AFP) 15/09/2010
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